Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines

Alors que se prépare la journée internationale de tolérance zéro contre la mutilation génitale des femmes, l’UNICEF a annoncé le résultat de ses dernières recherches statistiques dans le domaine. Le rapport établi les faits suivants:

  • Plus de 200 millions femmes on mutilées dans le monde aujourd’hui
  • 44 millions d’entre elles ont moins de 15 ans
  • L’Indonésie, l’Egypte et l’Ethiopie sont les pays où la pratique est la plus répandue
  • Le problème concerne plus de 30 pays au total

Selon les données, les filles de 14 ans et moins représentent 44 millions de celles qui ont été mutilées. La plus forte prévalence des MGF parmi cette tranche d’âge est en Gambie (56%), en Mauritanie (54%) et en Indonésie, où près de la moitié des filles âgées de 11 ans et moins ont subi cette pratique. Les pays ayant la plus forte prévalence chez les filles et les femmes âgées de 15 à 49 ans sont la Somalie à 98%, la Guinée 97% et 93% à Djibouti.

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Au vue d’une telle ampleur de situation, les appels à l’action sont nombreux de par le monde. En septembre dernier, la mutilation génitale a été inclus dans les nouveaux objectifs de développement durable, et l’organisation des nations unies organise le 6 février, la journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines. Le secrétaire général de l’ONU a commenté à cet égard:

L’une des cibles associées aux objectifs de développement durable porte spécifiquement sur l’élimination de la mutilation génitale féminine. Quand cette pratique sera totalement abandonnée, des effets bénéfiques se feront sentir à l’échelle des sociétés, les femmes et les filles reprenant possession de leur santé, de leurs droits et de leur énorme potentiel.

Qui plus est, les MGF sont reconnues au niveau international comme étant une violation des droits fondamentaux des femmes et des filles. La communauté internationale reconnait que cette pratique reflète le degré d’inégalité des sexes, mais surtout constitue une forme extrême de discrimination à l’égard des femmes et des filles. Il en va aussi des droits à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique, le droit d’être à l’abri de la torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsque ces pratiques ont des conséquences mortelles.

A l’occasion du lancement du nouveaux rapport, la député du directeur de l’UNICEF,  Geeta Rao Gupta a déclaré:

Déterminer l’ampleur des mutilations génitales féminines est indispensable à l’élimination de la pratique. Lorsque les gouvernements recueillent et publient des statistiques nationales sur les MGF, ils sont mieux placés pour comprendre l’ampleur du problème et accélérer les efforts pour protéger les droits de millions de filles et de femmes.

UNICEF, en partenariat avec le FNUAP, co-dirige le plus grand programme mondial pour l’élimination des mutilations génitales féminines. Il fonctionne à tous les niveaux avec les gouvernements, les communautés, les chefs religieux et une multitude d’autres partenaires pour mettre fin à la pratique.

 

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A propos Julien Sueres

Journaliste web, consultant médias sociaux
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