Essor de la classe moyenne en Europe de l’Est et en Asie Centrale

Une étude récente du Programme de développement de l’ONU (PNUD) a révélé que la classe moyenne dans les pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale est passée d’environ 33 millions de personnes en 2001 à 90 millions en 2013.

Nino Narmania dans l'atelier de couture à la formation pratique dans la confection de vêtements. Juin 2012 Photo: PNUD / Daro Sulakauri

Nino Narmania dans l’atelier de couture à la formation pratique dans la confection de vêtements. Juin 2012 Photo: PNUD / Daro Sulakauri

Bien que le pourcentage de personnes vivant avec 10 à 50 dollars par jour ait augmenté dans ces pays, le nombre de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté a chuté d’au moins 46 millions en 2001 à environ 5 millions en 2013. Cependant, il y a des préoccupations croissantes sur la durabilité de cette croissance. Cihan Sultanoglu, le directeur du Bureau régional du PNUD pour l’Europe et la Communauté d’États indépendants a commenté:

Les progrès de la région sont menacés et l’accent doit être mis sur l’amélioration des perspectives de développement durable

Des prix de matières premières aussi faibles que le niveaux de transferts de fonds et le ralentissement de l’économie caractérisent le contexte actuel, peu propice au développement. Les opportunités de générer des revenus et de l’emplois sont en train de disparaitre rapidement. Le rapport montre que la proportion de travailleurs en situation d’emploi vulnérable en Albanie, Azerbaïdjan, Géorgie, en République kirghize et au Tadjikistan est déjà estimé à près de 50 pour cent. L’étude met aussi en évidence la nécessité d’investir pour l’égalité des sexes, qui pourrait avoir de nombreux effets positifs, y compris au niveau de la croissance économique.

L’étude indique également que se lancer dans des modèles de développement plus respectueux de l’environnement serait d’une grande utilité car de nombreux pays restent encore tributaires de l’extraction de combustibles fossiles. Une croissance verte pourrait non seulement diversifier l’économie et créer des emplois, mais pourrait surtout contribuer à la réduction des émissions de carbone ainsi que la dégradation de l’environnement. Enfin, le rapport désigne également la gouvernance comme une troisième source de progrès potentiel. En effet cela pourrait aider à augmenter la participation des citoyens dans la vie politique ainsi que dans l’économie. De plus, la corruption demeure un motif de préoccupation majeur pour une vaste partie de la population dans la région et malheureusement un frein au développement.

Les objectifs de développement du millénaire ont été considérés comme un succès en termes de réduction de la pauvreté. Cependant, la réduction des inégalités et une répartition plus équitable des richesses dans nos sociétés font maintenant partie des priorités dans le nouveau programme de développement. Alors que l’Europe de l’Est et l’Asie Centrale ont eu beaucoup plus de succès que de nombreux autres pays dans le monde où la situation reste alarmante, les progrès doivent maintenant être mesurés aussi en termes de durabilité.

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A propos Julien Sueres

Journaliste web, consultant médias sociaux
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